L’Orient-Express, bientôt de retour sur les rails

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/17209/NextGenData/Image-1024-1024-3696932.jpg?t=%221f1f26df1e65f2b99b0608163364242agzip%22

PAR LUCY EMBARK

ACTUALITÉ

Voir renaître le célèbre train Orient-Express est l’ambition de la SNCF et du groupe hôtelier AccorHotels. Depuis deux ans

et demi, une équipe spécialement créée s’active pour structurer et développer une nouvelle marque autour de ce nom. Le

mythique train devrait retrouver sa voie vers 2022.

Alors qu’une nouvelle adaptation du Crime de l’Orient-Express est sortie récemment au cinéma, la SNCF et le groupe

français AccorHotels œuvrent, eux, à relancer la marque Orient-Express sur des rails bien réels. « Mais il faudra attendre

trois ou quatre ans avant de voir renaître le train et ses palaces », nous prévient Guillaume de Saint-Lager, secrétaire

général de la filiale.

En octobre 2017, le leader européen de l’hôtellerie avait annoncé son entrée à 50 % au capital de la société Orient-Express,

jusqu’alors propriété de la SNCF. Objectif : créer une nouvelle marque hôtelière de prestige, au rayonnement international, à

destination des plus aisés.

Depuis 2014, une petite équipe dirigée par Guillaume de Saint-Lager, issue des métiers du luxe, s’efforce de redonner son

lustre à la marque Orient-Express. « À l’origine, Orient-Express n’est qu’un nom. C’est seulement en 1977 que la

SNCF dépose la marque, mais elle ne l’utilise pas », précise-t-il.

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/17209/NextGenData/Image-1024-1024-3696933.jpg?t=%221f1f26df1e65f2b99b0608163364242agzip%22

(Photo : DR/SNCF)

Voyages et hôtels de luxe

Après avoir testé la notoriété du nom dans différents pays (taux de 90 % en Europe et 70 % en Russie, États-Unis

et Chine) l’équipe est sûre du potentiel du projet et se lance dans le développement d’une marque référente dans le

domaine du voyage de luxe. « Nous allons proposer une croisière sur rails. Les voyageurs pourront découvrir

des villes européennes et asiatiques. L’idée est de relier des capitales entre elles. »

Plusieurs événements ont été mis en place pour faire connaître le projet, comme des restaurants éphémères dans les

wagons du célèbre train, des partenariats, des livres, des hors-série… En 2014, l’exposition « Il était une fois l’Orient-

Express » à l’Institut du Monde Arabe, à Paris, a rencontré un fort succès avec plus de 300 000 visiteurs.

De son côté AccorHotels, premier opérateur hôtelier en France, voit le potentiel du projet dans le développement d

palaces en Europe et en Asie. « Nous n’avons pas encore défini les destinations. Mais en fonction du trajet

du train, la SNCF et AccorHotels ont l’ambition de construire des palaces pour accueillir les voyageurs, en

conservant le même art de vivre que dans les wagons. »

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/17209/NextGenData/Image-1024-1024-3696940.jpg?t=%221f1f26df1e65f2b99b0608163364242agzip%22

La locomotive du légendaire Orient-Express, exposée devant l'Institut du Monde Arabe, à Paris, en 2014. (Photo

 : Patrick Kovarik / AFP)

(Photo : DR/SNCF)

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/17209/NextGenData/Image-1024-1024-3696934.jpg?t=%221f1f26df1e65f2b99b0608163364242agzip%22

Une chasse au trésor

Actuellement, la SNCF est propriétaire de sept voitures. « Nous avons dû effectuer une vraie chasse

au trésor. En 1977, les voitures de l’Orient-Express ont été vendues dans des ventes aux enchères,

comme celle de Monaco. Beaucoup d’entre elles sont conservées par des collectionneurs. Nous

essayons de les trouver et de les racheter. »

Côté budget, rien n’a été pour le moment défini. Guillaume de Saint-Lager le reconnaît : ils n’ont rien inventé.

« Nous sommes partis de l’histoire de l’Orient-Express, construit par Georges Nagelmackers.

On ne fait que reproduire et achever son œuvre. »

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/17209/NextGenData/Image-1024-1024-3696935.jpg?t=%221f1f26df1e65f2b99b0608163364242agzip%22

(Photo : DR/SNCF)

Un train de légende

Après un voyage aux États-Unis, Georges Nagelmakers, ingénieur et entrepreneur belge, a une idée : celle

de créer des trains luxueux pour une clientèle aisée. Il va réussir le pari fou d’allier longue distance, confort,

élégance et raffinement. Ce pari devient en 1883 l’Orient-Express qui relie Paris à Constantinople (l’actuelle

Istanbul en Turquie). Il propose ainsi aux voyageurs de traverser le continent, sans changer de train, tout en

bénéficiant du confort et du repos nécessaires pour les voyages de nuit. Les voitures-lits connaissent un succè

s sans précédent. L’Orient-Express entre dans l’Histoire avec la signature de l’Armistice du 11 novembre

1918 dans le wagon-restaurant 2419D à Rethondes. Finalement, l’Orient-Express sera oublié en 1977 au

profit des lignes à grande vitesse.

 

ACTUALITÉ

Voir renaître le célèbre train Orient-Express est l’ambition de la SNCF et du groupe hôtelier AccorHotels

. Depuis deux ans et demi, une équipe spécialement créée s’active pour structurer et développer une nouvelle

marque autour de ce nom. Le mythique train devrait retrouver sa voie vers 2022.

Alors qu’une nouvelle adaptation du Crime de l’Orient-Express est sortie récemment au cinéma, la SNCF et

le groupe français AccorHotels œuvrent, eux, à relancer la marque Orient-Express sur des rails bien réels. « Mais

il faudra attendre trois ou quatre ans avant de voir renaître le train et ses palaces », nous prévient

Guillaume de Saint-Lager, secrétaire général de la filiale.

En octobre 2017, le leader européen de l’hôtellerie avait annoncé son entrée à 50 % au capital de la société Orient

-Express, jusqu’alors propriété de la SNCF. Objectif : créer une nouvelle marque hôtelière de prestige, au

rayonnement international, à destination des plus aisés.

Depuis 2014, une petite équipe dirigée par Guillaume de Saint-Lager, issue des métiers du luxe, s’efforce de

redonner son lustre à la marque Orient-Express. « À l’origine, Orient-Express n’est qu’un nom. C’est

seulement en 1977 que la SNCF dépose la marque, mais elle ne l’utilise pas », précise-t-il.

(Photo : DR/SNCF)

Voyages et hôtels de luxe

Après avoir testé la notoriété du nom dans différents pays (taux de 90 % en Europe et 70 % en Russie, États-Unis

et Chine) l’équipe est sûre du potentiel du projet et se lance dans le développement d’une marque référente dans le

domaine du voyage de luxe. « Nous allons proposer une croisière sur rails. Les voyageurs pourront découvrir

des villes européennes et asiatiques. L’idée est de relier des capitales entre elles. »

Plusieurs événements ont été mis en place pour faire connaître le projet, comme des restaurants éphémères dans les

wagons du célèbre train, des partenariats, des livres, des hors-série… En 2014, l’exposition « Il était une fois l’Orient

-Express » à l’Institut du Monde Arabe, à Paris, a rencontré un fort succès avec plus de 300 000 visiteurs.

De son côté AccorHotels, premier opérateur hôtelier en France, voit le potentiel du projet dans le développement de

palaces en Europe et en Asie. « Nous n’avons pas encore défini les destinations. Mais en fonction du trajet du

train, la SNCF et AccorHotels ont l’ambition de construire des palaces pour accueillir les voyageurs, en

conservant le même art de vivre que dans les wagons. »

La locomotive du légendaire Orient-Express, exposée devant l'Institut du Monde Arabe, à Paris, en 2014.

(Photo : Patrick Kovarik / AFP)

(Photo : DR/SNCF)

Une chasse au trésor

Actuellement, la SNCF est propriétaire de sept voitures. « Nous avons dû effectuer une vraie chasse au trésor.

En 1977, les voitures de l’Orient-Express ont été vendues dans des ventes aux enchères, comme celle de

Monaco. Beaucoup d’entre elles sont conservées par des collectionneurs. Nous essayons de les trouver et

de les racheter. »

Côté budget, rien n’a été pour le moment défini. Guillaume de Saint-Lager le reconnaît : ils n’ont rien inventé. « Nous

sommes partis de l’histoire de l’Orient-Express, construit par Georges Nagelmackers. On ne fait que

reproduire et achever son œuvre. »

(Photo : DR/SNCF)

Un train de légende

Après un voyage aux États-Unis, Georges Nagelmakers, ingénieur et entrepreneur belge, a une idée : celle de créer des

trains luxueux pour une clientèle aisée. Il va réussir le pari fou d’allier longue distance, confort, élégance et raffinement.

Ce pari devient en 1883 l’Orient-Express qui relie Paris à Constantinople (l’actuelle Istanbul en Turquie). Il propose ainsi

aux voyageurs de traverser le continent, sans changer de train, tout en bénéficiant du confort et du repos nécessaires pour

les voyages de nuit. Les voitures-lits connaissent un succès sans précédent. L’Orient-Express entre dans l’Histoire avec la

signature de l’Armistice du 11 novembre 1918 dans le wagon-restaurant 2419D à Rethondes. Finalement, l’Orient-

Express sera oublié en 1977 au profit des lignes à grande vitesse.