TOURISME

                                            

            

Voici cinq lieux qui vous accueillent le jour de l'an dans la capitale.

Au musée Jacquemart-André pour l'exposition Caravage

L'avantage d'une visite ce jour-là, c'est qu'on évite de jouer des coudes dans les salles peu spacieuses du musée. Une bonne occasion pour les Parisiens de (re)découvrir les toiles de Michelangelo Merisi, dit Caravage, maître du clair-obscur avec cette exposition qui se tient jusqu'à fin janvier boulevard Haussmann (VIIIe). Organisée de manière thématique (têtes coupées, musiciens, natures mortes), elle fait se confronter des œuvres de l'artiste italien (Le Joueur de luth de l'Ermitage, l'Ecce Homo de Gênes, deux Madeleine pénitente...) à celles de peintres aînés ou cadets, rivaux ou amis à Rome comme le Cavalier d'Arpin, Orazio Gentileschi ou Giovanni Baglione. Cet événement rassemble dix chefs-d'œuvre de la figure emblématique de la peinture italienne de XVIIe siècle, dont sept jamais présentés en France.

À l'Aquarium de Paris pour la fresque de Maki Ohkojima

Une visite s'impose à l'Aquarium de Paris qui, depuis le 5 décembre, propose aux visiteurs de découvrir l'œuvre monumentale (300 m²) de Maki Ohkojima, jeune artiste japonaise militante de la cause environnementale. Tel un manifeste pour la préservation des mers, l'installation artistique - une série de fresques murales représentant cinq baleines qui surplombent le bassin des requins - célèbre la beauté de l'océan tout en alertant sur les dangers qui le menacent, notamment les dégâts causés par le genre humain comme la «plastification». Une sensibilisation en douceur à l'écologie, à voir jusqu'au 20 janvier.

L'oeil de la Baleine, carte blanche à Maki Ohkojima à l'Aquarium de Paris. 5, avenue Albert de Mun (XVIe). Le 25 décembre de 11h à 19h. Tarifs: 20,50€ (adultes), 16€ (13 à 17 ans), 13€ (3 à 12 ans), gratuit pour les moins de 3 ans. Tél.: 01 40 69 23 23.

Au musée Maillol pour les sculptures de Giacometti

Grâce à des prêts exceptionnels de la Fondation Giacometti, le musée de la rue de Grenelle (VIIe) montre, sur deux niveaux, plus de cinquante pièces (dont certaines rarement présentées), grandes ou petites -têtes, bustes, figures en pied isolées ou en groupe- d'Alberto Giacometti (1901-1966) exposées auprès de vingt-cinq œuvres d'autres artistes majeurs. L'exposition propose, à travers un parcours chronologique et thématique, une relecture de son œuvre en dialogue avec les grands sculpteurs classiques et les modernes de son époque tels que Rodin, Bourdelle, Maillol, Despiau, mais aussi Brancusi, Laurens.... Mais aussi une sélection d'arts graphiques et de documents d'archives comme des dessins et des photographies sur lesquelles on peut voir le mythique atelier du 46, rue Hippolyte-Maindron (XIVe) et aussi un film émouvant où l'on découvre l'artiste suisse au travail. Devant le succès, cette magnifique confrontation est prolongée jusqu'au 3 février.

Giacometti. Entre tradition et avant-garde au musée Maillol. 61, rue de Grenelle (VIIe). Le 25 décembre de 10h30 à 18h30. Tarifs: 13,50€ (plein), 11,50€ (réduit), 9,50€ (7-25 ans), gratuit pour les moins de 7 ans. Tél.: 01 42 22 59 58.

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Au jardin d'Acclimatation qui fête Noël jusqu'au 6 janvier

Ambiance hivernale, sapins et décors de Noël sont de rigueur pour le plus ancien parc d'attractions français qui a rouvert, après neuf mois de travaux, ses espaces de jeux et ses jardins en juin dernier, pour le plus grand bonheur des habitués du lieu. Sur la quarantaine d'attraction proposées, de nouvelles ont fait leur apparition et toutes les autres ont été renouvelées pour s'intégrer à l'ambiance rétro-futuriste du lieu. Que l'on se rassure, les emblématiques petit train, miroir déformant ou encore la ferme pédagogique ont été conservés! À (re)découvrir à l'occasion des fêtes de fin d'année donc, avec, cerise sur le gâteau, une patinoire de glace naturelle de 450 m², installée jusqu'au 6 janvier qui ravira les plus petits comme pour les plus grands. Sans oublier, si le temps le permet, les 18 hectares de promenades et les quelque 400 animaux qui vivent dans le parc!

Drôle de Noël au Jardin d'Acclimatation. Bois de Boulogne, route de la Porte Dauphine à la Porte des Sablons (XVIe). Le 25 décembre de 10h à 18h. Tarifs: 18€ (une entrée au parc, 3 tickets d'attraction et un tour de patinoire), 12€ (une entrée au parc et accès à la patinoire), 7€ (accès à la patinoire seule et location des patins) Tél.: 01 40 67 90 85.

» LIRE AUSSI - Le Jardin d'Acclimatation rouvre ses portes

Au musée de Montmartre pour une déambulation dans les ateliers des artistes de la Butte

Jusqu'au 20 janvier 2019, le musée de la rue Cortot, consacré à l'histoire de la Butte et à celle, indissociable, des nombreux peintres, poètes et musiciens qui s'y sont installés à partir des années 1870, présente Artistes à Montmartre, lieux et ateliers mythiques. À travers un parcours en 13 sections qui portent des noms célèbres: 73, rue Caulaincourt, 12 rue Cortot, 22 rue Tourlaque ou encore 87, rue Lepic… On découvre les différents lieux créations de nombreux artistes tels qu'Auguste Renoir, Émile Bernard, Raoul Dufy, Charles Camoin, Suzanne Valadon ou encore Maurice Utrillo. Présentée dans le pavillon Demarne, l'exposition se poursuit dans le pavillon Bel Air avec un nouvel accrochage des collections permanentes de collections du musée. À l'issue de la visite, les plus courageux, munis d'un plan répertoriant tous les lieux et ateliers mythiques cités, se voient proposer une balade dans les rues de Montmartre. Parfait pour un lendemain de réveillon!

Artistes à Montmartre, lieux et ateliers mythiques au musée de Montmartre. 12, rue Cortot (XVIIIe). Le 25 décembre de 10h à 18h. Tarifs: de 9,50€ à 12€ (plein), de 7,50€ à 9€ (18-25 ans), 5,50€ (10-17 ans), gratuit pour les moins de 10 ans. Tél.: 01 49 25 89 39.

 

    

                                                  

 

                                        les plus belles citations de voyage

Description : Toronto - Canada

 

Description : Cap Blanc-Nez - France

 

Description : Dublin - Irlande

 

Description : Bled - Slovénie

 

Description : Dublin - Irlande

 

Description : Bohinj - Slovénie

 

Description : Vintgar - Slovénie

 

Description : Barcelone - Espagne

 

Description : Andorre

 

Description : Budapest - Hongrie

                                                                             

Description : Saskatchewan - Canada

 

Description : Montréal - Canada

 

Description : Saguenay - Canada

 

Description : Montmorency - Canada

 

Description : Gaspésie - Canada

 

 

           Ces dix sites magnifiques souffrent du tourisme de masse

                                                              Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/42088/NextGenData/Image-1024-1024-8798572.jpg?t=%22e575044d8ceaa35b312e6dae838230f1gzip%22

Ils sont victimes de leur succès. Ces dix sites splendides ont perdu de leur superbe, à cause du tourisme de masse. Surpopulation, dégradations, menaces pour le patrimoine et l’environnement… Les autorités tentent tant bien que mal de réguler l’afflux de voyageurs.

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Machu Picchu. (Photo : Thibault Houspic / Flickr)

C’est une des Sept Nouvelles Merveilles du monde. Le Machu Picchu, construit à 2 430 m d’altitude par les Incas au XVe siècle, est victime de sa beauté. Le site est devenu un « incontournable » lors d’un voyage au Pérou, avec près d’un million de visiteurs par an qui foulent ses sols et érodent les constructions… En 2011, le gouvernement péruvien a limité l’affluence à 2 500 visiteurs par jour, mais cela n’a pas suffi à endiguer le flot de touristes. Depuis 2017, le ministère du Tourisme a donc mis en place de nouvelles règles, autorisant 5 940 personnes par jour sur le site, quota divisé en deux sessions dans la journée. Les horaires d’entrée et de sortie ont également été revus.

 

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Palaos. (Photo : pablo_marx / Flickr)

La république des Palaos, archipel de 21 000 habitants dans le Pacifique, accueille 150 000 touristes chaque année. Alors, pour réguler l’impact sur l’environnement, le pays a adapté, en décembre 2017, sa législation touristique. Les autorités demandent désormais aux visiteurs de signer un document par lequel ils s’engagent à préserver la nature des îles. Ce document est une « promesse obligatoire faite directement aux enfants des Palaos », explique le gouvernement sur son site. Le « Serment des Palaos » est estampillé et figure sur le passeport de chaque visiteur.

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/42088/NextGenData/Image-1024-1024-8798577.jpg?t=%22e575044d8ceaa35b312e6dae838230f1gzip%22

Venise. (Photo : gnuckx / Flickr)

Avec 28 millions de visiteurs par an, Venise est asphyxiée par le tourisme de masse. Alors pour limiter le flux, la Sérénissime va mettre en place des règles drastiques. Dès l’été prochain, elle fera payer un ticket d’entrée à tous ses visiteurs, une taxe de 2,50 € à 10 € selon la saison. La mesure introduite dans la loi de finances italienne, définitivement votée fin décembre, s’appliquera à tous, qu’ils passent ou non la nuit sur place.

Selon les premières estimations, la taxe pourrait rapporter jusqu’à 50 millions d’euros par an à Venise, montant qui servirait notamment à financer le coût du nettoyage de la cité des Doges. La taxe devrait surtout freiner la fréquentation de la ville. En effet, vivre à Venise est devenu insupportable pour ses habitants, qui préfèrent fuir : en seulement trente ans, sa population a été réduite de moitié. Pire, cela menacerait la ville elle-même, à l’image de ces paquebots de croisière qui peuvent s’approcher très près de la cité classée au Patrimoine mondial de l’Unesco et dont les remous peuvent endommager les fondations des bâtiments.

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/42088/NextGenData/Image-1024-1024-8798578.jpg?t=%22e575044d8ceaa35b312e6dae838230f1gzip%22

Maya Bay. (Photo : Mohd Fazlin Mohd Effendy Ooi / Flickr)

Maya Bay, la plage rendue célèbre par Leonardo DiCaprio dans le film The Beach (La Plage), est fermée depuis juin 2018 afin de permettre aux coraux et à l’ensemble de la faune et de la flore sous-marine de se régénérer. En effet, avant cette fermeture, la plage accueillait chaque jour quelque 4 000 touristes, une surfréquentation qui nuisait grandement à l’environnement.

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/42088/NextGenData/Image-1024-1024-8798579.jpg?t=%22e575044d8ceaa35b312e6dae838230f1gzip%22

Dubrovnik. (Photo : Marcus Saul / Flickr)

Dubrovnik, en Croatie, est aussi touché par le tourisme de masse. Cette ville de 43 000 habitants accueille 4,2 millions de touristes par an. Une situation invivable pour les locaux. Alerté par l’Unesco – qui a menacé de retirer son patronage si les autorités locales ne plafonnaient pas les entrées quotidiennes à 8 000 – le maire a annoncé, en août dernier, son intention de réduire le nombre de touristes admis dans le centre historique, avec un quota de 4 000 personnes par jour d’ici 2019.

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/42088/NextGenData/Image-1024-1024-8798580.jpg?t=%22e575044d8ceaa35b312e6dae838230f1gzip%22

Hanauma Bay. (Photo : Derek K. Miller / Flickr)

Une grande partie des dégâts sur les récifs coralliens a été attribuée au réchauffement climatique. Mais les produits chimiques contenus dans les crèmes solaires empoisonnent les coraux. À Hanauma Bay, les 2 600 visiteurs quotidiens en moyenne laissaient environ 186 kg de crème solaire dans l’océan… En mai 2018, Hawaï a alors adopté une législation interdisant les crèmes solaires contenant les produits chimiques oxybenzone et octinoxate, nocifs aux récifs coralliens.

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/42088/NextGenData/Image-1024-1024-8798581.jpg?t=%22e575044d8ceaa35b312e6dae838230f1gzip%22

Uluru. (Photo : David Wing / Flickr)

C’est le rocher le plus célèbre d’Australie. Malgré la chaleur, souvent écrasante en cette région, les visiteurs n’hésitent pas à gravir la colline. Mais Uluru est connu pour être un site sacré de certains peuples aborigènes d’Australie avec des peintures et dessins rupestres datant de 30 000 ans. Le rocher abrite également une flore et une faune exceptionnelle. Fin 2017, le conseil d’administration du parc national d’Uluru-Kata Tjuta a voté et décidé à l’unanimité d’interdire définitivement l’ascension dès octobre 2019.

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/42088/NextGenData/Image-1024-1024-8798582.jpg?t=%22e575044d8ceaa35b312e6dae838230f1gzip%22

Santorin. (Photo : Ben & Gab / Flickr)

En Grèce, l’île de Santorin, 76 km2 est elle aussi au bord de l’asphyxie. En pleine saison, elle accueille 70 000 touristes chaque jour, dont 13 000 venant de bateaux de croisière. Pour limiter l’affluence, le président du port de Santorin a décidé de limiter à 8 000 le nombre d’arrivées quotidiennes par la mer.

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/42088/NextGenData/Image-1024-1024-8798573.jpg?t=%22e575044d8ceaa35b312e6dae838230f1gzip%22

Pamukkale. (Photo : Ivar Abrahamsen / Flickr)

Classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1988, le site de Pamukkale en Turquie a accueilli 2,5 millions de visiteurs entre janvier et novembre 2018. Le lieu, surnommé « le château de coton », renferme des piscines naturelles en terrasse, sculptées dans la roche blanche. Elles étaient jusqu’à présent ouvertes à la baignade. Mais le site est grandement menacé, et la présence des touristes empêche sa régénération. L’Unesco a donc pris des mesures drastiques pour enrayer cette destruction en supprimant notamment des hôtels qui surplombaient la falaise. Et en fermant une partie des bassins.

Description : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/42088/NextGenData/Image-1024-1024-8798574.jpg?t=%22e575044d8ceaa35b312e6dae838230f1gzip%22

Amsterdam. (Photo : Mariano Mantel / Flickr)

La ville d’Amsterdam a adopté en mai dernier un plan pour mieux contrôler le tourisme. Il prévoit une augmentation de 10 % de la taxe de séjour, une interdiction de l’installation de nouvelles échoppes destinées aux touristes dans l’hypercentre, un encadrement plus strict des calèches, un bannissement des cars et bateaux touristiques du centre-ville mais aussi la restriction des locations Airbnb. Elles sont désormais limitées à 30 jours dans le centre-ville.